A Angers, les étudiants sont les rois pour se loger

Loyer

Devant la multitude d’offres de logements, les 30 000 étudiants de la ville se retrouvent en position de force pour dégoter un petit nid à leur convenance.

Quand on est étudiant dans la cité du roi René, il est plus facile de trouver logement à son pied, qu’il y a quelques années. C’est le constat que partagent nombre de professionnels de l’immobilier. Principale raison ? De nombreux logements sont sortis de terre ces dernières années : résidences étudiantes, logements sociaux etc. Résultat : « il y a une offre locative très importante à Angers, ce qui fait baisser les prix », souligne Christophe Gillet, responsable de l’agence Smeb’Habitat. La loi de l’offre et la demande, tout simplement... « L’étudiant se retrouve en position de force face à l’agent immobilier qui a une offre conséquente », assure de son côté Christophe Rozé, président de Vivappart, association oeuvrant pour le logement étudiant.Négociations sur les loyersSelon ce dernier, la négociation de loyers serait même en train de devenir « monnaie courante ». Mais la pratique reste vraissemblablement encore anecdotique. Par contre, certains propriétaires se voient obligés de revoir à la baisse le prix du loyer, surtout si le logement n’a pas été rénové récemment ou s’il est un peu excentré du centre-ville, privilégié par les étudiants. Ou encore, si le locataire part en milieu d’année universitaire. « Certains étudiants partent en stage ou pour un échange à l’étranger à partir du mois de janvier », constate Sylvie De Kepper, responsable du service logement à l’Université Catholique de l’Ouest. Un vrai casse-tête pour les propriétaires qui veulent trouver un nouveau locataire, ce qui amène certains à baisser le prix du loyer par peur de ne pas trouver de remplaçant. « Quand le propriétaire ne loue pas pendant cinq ou six mois, il peut devoir faire un effort », rapporte Sylvie De Kepper.Pour Christophe Gillet, ce qui se négocie surtout c’est la date d’arrivée dans le logement. « Si on trouve l’appartement disponible pour le 1er juin mais que l’on commence le 1er septembre, on peut demander un délai, indique-t-il. Les propriétaires sont un peu moins fermes qu’à une époque où il fallait prendre tout de suite ».Internet a aussi changé la donne. Sur la toile, les étudiants font de la veille sur les sites de petites annonces immobilières pour trouver la bonne affaire. « Maintenant, comme les sites des agences sont à jour en temps réel, les étudiants savent exactement ce qu’on a en stock, remarque Christophe Gillet. Quand ils voient que nous avons du stock, ils peuvent se dire « on va attendre un peu ». »Cela dit, même si le marché est en détente, les professionnels de l’immobilier s’accordent à dire que les premiers venus seront les mieux servis.

 

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